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Coutelia Parler de ma gamme

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L’auteur

Jimenez Julien, l’auteur de Coutelia

Coutelia est né d’une addition qui ne tombait jamais juste : celle d’une créatrice de bijoux qui vendait bien, travaillait sept jours sur sept, et n’arrivait pas à se verser l’équivalent d’un salaire. Voici pourquoi ce logiciel a été construit, et ce qui a été observé avant d’écrire la première ligne de calcul.

Portrait de Jimenez Julien, fondateur de Coutelia et directeur de la publication
Jimenez Julien, fondateur de Coutelia et éditeur du service.

Une feuille quadrillée sur un établi de Vendée

La première version de Coutelia tient sur une feuille quadrillée, posée sur l’établi d’un atelier de céramique, un samedi soir de novembre. La créatrice venait de rentrer d’un marché de Noël, elle avait vendu vingt trois pièces, elle était contente, et elle ne savait absolument pas si la journée avait été rentable. Nous avons repris les nombres ensemble : l’emplacement, les cent quatre vingts kilomètres, le repas, la commission d’encaissement, la terre, l’émail, le gaz de cuisson, les deux pièces cassées au transport. En additionnant, la journée laissait moins que le prix d’un dîner en ville.

Ce n’était pas une erreur de calcul, c’était une absence de calcul. Comme des dizaines d’artisanes rencontrées ensuite, elle fixait ses prix en regardant le stand voisin, en écoutant la réaction des clientes devant l’étiquette, et en tenant compte de ce que son propre regard trouvait raisonnable. Le temps de fabrication n’entrait jamais dans le nombre final, et le temps invisible, celui des photographies, des messages du soir et des colis, n’existait dans aucune ligne.

Deux ans à écouter des ateliers plutôt qu’à lire des tableurs

Avant d’écrire le moindre code, il a fallu comprendre comment une artisane française tient vraiment ses comptes. Les entretiens se sont faits dans des ateliers de rez de cour, sous des halles de marché, dans des ateliers partagés de Nantes, de Limoges, de Nîmes et de Rennes. La même scène revenait : un classeur de tableur commencé avec enthousiasme, abandonné à la troisième hausse de fournisseur, remplacé par une intuition et par des étiquettes qui ne bougeaient plus depuis trois ans.

Trois constats ont structuré le produit. D’abord, aucune artisane ne veut devenir contrôleuse de gestion : tout outil qui ressemble à un logiciel comptable est abandonné en deux semaines. Ensuite, la difficulté n’est pas de calculer, elle est de savoir quoi compter : les chutes, les prototypes, les pièces offertes, le trajet, le carton et le papier de soie disparaissent systématiquement du raisonnement. Enfin, la vraie douleur n’est pas mathématique mais identitaire : parler de marge donne à beaucoup l’impression de trahir ce qui les a fait démarrer.

C’est pour cela que Coutelia ressemble à une fiche d’atelier et non à un bilan. Les filets fins, les feuilles blanches, les trombones et les colonnes lisibles ne sont pas un caprice graphique : ils reprennent le vocabulaire visuel que ces femmes utilisent déjà, celui du gabarit épinglé au dessus de l’établi. On accepte de lire un panneau, on repousse un tableau de bord.

Ce que la réglementation française impose au calcul

Un logiciel de prix conçu ailleurs ne sert à rien ici. Une artisane immatriculée au registre national des entreprises via le guichet unique de l’INPI supporte des cotisations calculées sur le montant encaissé, non sur son bénéfice. Selon qu’elle relève du micro BIC pour la vente de biens ou d’une activité de prestation, le taux change, et la contribution à la formation professionnelle s’ajoute. Le seuil de franchise en base de TVA, avec sa tolérance, transforme du jour au lendemain un prix public en prix toutes taxes comprises. La responsabilité élargie du producteur pour les emballages ménagers ajoute une contribution que presque personne n’intègre à son coût de revient.

Chacune de ces règles a été traduite en une ligne de calcul, avec la même précaution : Coutelia les applique pour estimer un prix, jamais pour tenir lieu de conseil fiscal. La frontière est nette et elle est écrite noir sur blanc dans les conditions générales d’utilisation. Le rôle de l’outil s’arrête là où commence celui de l’expert comptable ou de la conseillère en chambre de métiers et de l’artisanat.

Trois convictions qui gouvernent le produit

Le prix appartient à l’artisane. Coutelia affiche un plancher et un prix conseillé, il ne décide jamais à sa place et n’envoie aucune injonction d’augmenter.

Un chiffre sans justification ne sert à rien. Chaque montant affiché peut être ouvert, poste par poste, pour être expliqué à une revendeuse ou à une cliente fidèle.

La saisie doit rester courte. Toute donnée qui ne change pas une décision de prix est écartée du produit, même si elle serait intéressante pour un statisticien.

La méthode de travail

Coutelia évolue par saisons, au rythme des ateliers. Les demandes remontent par courrier électronique et lors des démonstrations, elles sont classées par nombre d’ateliers concernés, et une seule chose est développée à la fois. Les évolutions livrées ces derniers mois sont venues d’artisanes : la répartition du temps invisible sur le volume vendu plutôt que fabriqué, la grille revendeuses avec marge minimale garantie, et l’historique des révisions de prix qui permet de retrouver, deux ans après, pourquoi une gamme est passée de vingt six à trente quatre euros.

Chaque nouveauté est testée sur des gammes réelles avant publication : bijoux en laiton, céramique utilitaire, papeterie cousue main, bougies coulées, accessoires en toile enduite. Une fonctionnalité qui allonge la saisie de plus de deux minutes sans changer une décision de prix n’est pas retenue.

Les contenus publiés sur ce site sont écrits et signés par moi, sans rédaction déléguée, et les nombres cités proviennent des fiches des ateliers abonnés, anonymisées et agrégées. Quand une donnée manque ou reste incertaine, elle est présentée comme telle plutôt qu’arrondie à un chiffre flatteur.

L’éditeur du service

Coutelia est édité par MLJ, société par actions simplifiée unipersonnelle au capital de 500,00 euros, immatriculée sous le SIREN 934 769 837 et inscrite au registre du commerce et des sociétés de Paris depuis le 30 octobre 2024. MLJ conçoit et exploite des logiciels utilitaires destinés à des indépendantes françaises, avec un principe constant : un outil, un métier, un problème traité de bout en bout.

Le modèle est simple et assumé : un abonnement mensuel, aucune publicité, aucune revente de données, aucun outil de mesure d’audience sur ce site. Ce qui finance Coutelia, ce sont les artisanes qui s’y abonnent, et rien d’autre. Vous trouverez tous les identifiants de l’éditeur sur la page des mentions légales, et le détail des traitements de données dans la politique de confidentialité.

Ce que j’ai publié dans la Feuille de gamme

La Feuille de gamme est le magazine de Coutelia. J’y écris et j’y signe chaque article, dans l’ordre du sommaire, du calcul le plus structurant au plus prospectif. Les neuf textes ont paru le 3 septembre 2026, jour de la mise en ligne du site : le magazine ne simule aucun historique de publication.

Me joindre directement

Les demandes envoyées depuis le formulaire de la page d’accueil arrivent dans ma boîte, et j’y réponds moi même sous un jour ouvré. Vous pouvez aussi écrire à jimenezjulien42@gmail.com, notamment si vous préférez décrire votre gamme en pièces jointes. Les conditions générales d’utilisation et le plan du site complètent ces informations.

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